Archives par mot-clé : Patriarcat

L’écoféminisme – Une intersectionnalité globale et radicale

L’écoféminisme est une remise en cause fondamentale de la manière dont fonctionne notre société (au sens de la société dominante : patriarcale, raciste et capitaliste). Il propose, comme outil de lutte et comme objectif (les moyens de nos luttes sont la préfiguration de nos effets recherchés), de revaloriser notre rapport à la nature.
L’écoféminisme vise l’abolition de la toute-puissance de l’espèce humaine sur ce qui l’entoure, ainsi que de toutes les formes de domination et d’exploitation (intersection classe-race-genre).

L’écoféminisme est né dans les années 1980, dans le cadre des luttes antinucléaires. Les textes écoféministes (lire l’anthologie « Reclaim » aux éditions Cambourakis) ne proposent pas de définition abstraite ou savante du mouvement, certains n’emploient pas le terme. C’est de manière empirique et non a priori que sont connectés dans ces textes les enjeux féministes et écologiques – à travers la redécouverte de l’histoire de la destruction croisée, au cours de la modernité, des femmes et de la nature.

L’écoféminisme n’est certainement pas monolithique, mais je me propose ici de partager ce qu’elle signifie pour moi.

L’écoféminisme me semble être une pensée extrêmement radicale, du fait qu’elle fait le lien entre les multiples et complexes causes et conséquences imbriquées de l’état des chose actuel qu’il s’agit de mettre à bas :
Opposition nature et culture, corps et intellect / Questions sociales et écologiques / Sacré et toute-puissance / Savoirs, cultures, ethnocentrisme / Racisme, colonialisme, impérialisme / Exploitation, maîtrise et capitalisme / Autonomie et émancipation / Religions instituées et sciences / Intersectionnalité et dominations.

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Éducation populaire et féminisme

Éducation populaire et féminisme.
Récits d’un combat (trop) ordinaire.
Analyses et stratégies pour l’égalité.

Une brochure à lire absolument :
 » Cet ouvrage est le fruit d’un travail mené par onze femmes pendant plus de trois années au sein du réseau d’éducation populaire la Grenaille. C’est suite à une agression sexuelle que nous avons collectivement pris conscience de l’ampleur de l’oppression patriarcale au sein même de nos organisations de travail. Nous avons souhaité publié cet ouvrage pour agir vers plus d’égalité. Il relate à la fois l’expérience vécu au sein de l’environnement de la Grenaille mais apporte aussi des témoignages d’autres structures. Par ailleurs, vous trouverez à la fois une vulgarisation des théories féministes et des apports méthodologiques permettant de mettre au travail les rapports sociaux de sexe au sein d’un groupe.  »

Les extraits ci-dessous sont sortis de leur contexte. Lisez donc la brochure !

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L’injonction sexuelle, nouvelle aliénation

[Spécial St-Valentin]

Ovidie a participé à partir de la fin des années 1990 au mouvement du féminisme pro-sexe, qui invitait les femmes à prendre en main leur propre plaisir, à se libérer de leurs complexes, à ne plus être des objets sexuels, mais des êtres sexuels, actives et autonomes. Considérant suicidaire de laisser la pornographie uniquement aux mains des hommes, elle a participé à créer et proposer une pornographie non-sexiste.

Aujourd’hui, elle fait le bilan et nous livre ce documentaire, dans lequel les témoignages de « native numeric » dessinent une nouvelle aliénation : l’obligation d’être sexuellement libéré-e, qui entraîne des comportements dont l’objectif n’est ni le plaisir ni l’émancipation, mais la conformation à une nouvelle norme sociale. Ce qui constitue incontestablement une forme nouvelle de l’oppression patriarcale.

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Le consentement, aussi simple qu’une tasse de thé

« Si vous avez encore du mal avec le consentement, imaginez juste qu’à la place de débuter une relation sexuelle, vous lui préparez une tasse de thé ».

Une petite vidéo diablement efficace pour expliciter ce que « consentir » veut dire. Car même si c’est une notion compliquée, la culture du viol diffusée en permanence par la publicité, les films, etc., invite les hommes à la mépriser, et les femmes à ne pas s’autoriser à s’écouter (l’ordre d’oppression peut être ponctuellement inversé, mais le patriarcat est aujourd’hui ce qui fait système).

« Vous ne pouvez pas allez chez elle, la forcer à boire du thé, et dire « mais tu voulais bien du thé la semaine dernière ! ». »

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Féministes contre l’islamophobie

Après environ 7 ans d’existence, les Tumultueuses se mettent en veille pour une durée indéterminée. L’expérience fut riche et pleine de choses fortes, mais toute bonne chose a une fin. Merci à tout.es de nous avoir accompagné.es. Nos chemins continueront surement à se croiser dans la lutte, qui ne s’arrête jamais. En guise d’hommage aux combats menés par les TumulTueuses, notamment pour construire un féminisme inclusif, anti-raciste et anti-sécuritaire, engagé dans la réflexion comme dans la lutte, le collectif Les Mots Sont Importants a republié un de leurs communiqués, et je fais ici de même. Celui-ci revient sur les ressorts de la loi sur le voile intégral de septembre de 2010, et propose, en réponse aux députés, quelques mesures très simples, et véritablement féministes. Quatre ans plus tard, il reste d’actualité…

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