Archives de catégorie : Texte relayé

Le bureau des méthodes en éducation populaire

Marc Faysse, du Cnajep, nous propose un ensemble d’excellentes vidéos, intitulées « Le bureau des méthodes » (BDM), visant à réinjecter du politique dans nos pratiques d’éducation populaire.

Elles sont initialement publiées sur la chaîne You Tube du Cnajep, où vous trouverez aussi l’ensemble des liens citées par les intervenant-es. Quant aux vidéos, je les relaie ci-dessous.

  • Intro
  • BDM 1 – L’organisation communautaire
  • BDM 2  – Le genre en animation
  • BDM 3 – Le livre en centre de loisir
  • BDM 4 – Les pédagogies anti-oppressives
  • BDM 5 – L’intéraction personne-milieu
  • BDM 6 – La pédagogie sociale
  • BDM 7 – La sexualité en colo

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La fragilité blanche

La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ?

Traduction d’un article de Robin DiAngelo écrit en juin 2015, et publiée sur le site état d’exception.

Robin DiAngelo est une sociologue étatsunienne. Elle a notamment publié «White Fragility: Why It’s So Hard for White People to Talk About Racism» (Pourquoi c’est si dur pour les personnes blanches de parler de racisme).

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De la démocratie dans un régime de critique démocratique

Quand des mouvements qui se disent « ni droite ni gauche » critiquent la démocratie : quelles sont les conséquences de la confusion et du flou de leurs valeurs ? Pour quel modèle de société luttent-ils ? Quand la seule utopie semble être une « nouvelle constituante » ou la mise en place du tirage au sort, et qu’au nom de cela sont passées sous silence voire méprisées la lutte, les rapports de classes et de domination, la saisie des moyens de production, la grève et le droit de grève, la manifestation et le droit de manifestation. Quand in fine tirer au sort est plus important que voter contre Le Pen…

Je relaie ici un article de Antonin Grégoire & Nadia Meziane, publié le 6 août 2018 sur le site Lignes de crêtes.

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Carole Thibault à Avignon : pleurer de rage face à la domination masculine

Au Festival d’Avignon cette année, Carole Thibault, directrice du Centre national dramatique de Montluçon, a refusé le Molière qui lui était remis. Par son discours, elle m’a faite pleurer moi aussi de rage, comme une conne : « J’en ai marre d’être la bouffonne au service de la domination masculine ». Merci.
Voir la vidéo, et lire des extraits retranscrits.

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Nous ne revendiquons rien

Je reproduis ici un texte de Johann Kaspar, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par les éditions Senonevero.

La brochure est disponible en téléchargement ici.

Dans ce texte, Johann Kaspar nous propose une vision de ce que signifient les revendications : elles justifient la lutte en même temps qu’elles en préfigurent la fin, puisque la lutte est censée cesser quand les revendications sont satisfaites. À l’inverse, les luttes sans revendications, souvent insurrectionnelles et enragées, et qualifiées avec mépris d' »émeutes », s’élèvent contre le « tort en soi » qui est subi, et qu’une simple réforme ne saurait suffire à réparer. Les luttes sans revendications refusent de respecter les « règles du jeu », de prendre les formes « convenues » du conflit social, celles qui présupposent qu’il est néfaste de détruire des biens matériels, et qu’il faut faire des demandes précises pour pouvoir avancer. Si elles semblent , dans leur forme, en contradiction avec leur objectif (puisqu’elles ne présentent pas de revendication qui pourrait être satisfaite, elles sont qualifiées de « suicidaires »), peut-être qu’au contraire plus cohérentes que les luttes réformistes, puisqu’elles assument que la réelle opposition ne saurait se résoudre grâce à un simple pansement. Cependant, on ne peut éluder la question de leur efficacité, puisqu’elles restent généralement soit le fait de groupes ultra-minoritaires, soit des moments insurrectionnels très limités dans le temps et ne construisant pas d’organisation durable pour la lutte.
C’est donc sans aucun doute dans un aller-retour perpétuel et une complémentarité que luttes avec et sans revendications doivent lutter ensemble, et faire vivre les tensions qui les opposent, pour aller vers une nécessaire transformation sociale radicale de la société.

 

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Au sujet de la pureté militante

Écrit en 1993 par Françoise Blanchon, cet excellent texte aborde la question de la pureté militante, ici sous l’angle de l’antispécisme, pureté qui est trop souvent vécue comme gage de « radicalité ».

« Un des éléments essentiels du mouvement de libération animale est qu’il ne s’agit pas d’une simple question de « morale personnelle », privée, mais d’une exigence politique, ne se rapportant pas seulement à soi-même, semblable à l’exigence qui anime les autres mouvements libérateurs du passé et du présent. »

Ce texte a été initialement publié dans les Cahiers Antispécistes n°7, en juin 1993.

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D’où vient la souffrance au travail des salairés du XXIè siècle ?

Attac publie un article de la sociologue Danièle Linhart

D’où vient la souffrance au travail des salariés du XXIè siècle ?
Ruptures et continuités entre management moderne et logique taylorienne

La modernisation managériale se prétend en rupture radicale avec la logique taylorienne. Elle prétend faire place à l’autonomie, la liberté d’initiative, la responsabilité, des salariés et promouvoir des modes de mises au travail en phase avec l’évolution de la société. Celle-ci est de plus en plus individualisée et les politiques à l’œuvre dans les entreprises affichent l’importance accordée désormais aux qualités personnelles de chaque salarié : son adaptabilité, sa créativité, son goût du risque…

Mais à y regarder de plus près, certains fondements du taylorisme restent omniprésents, bien que masqués derrière les formes hyper modernes de personnalisation, psychologisation de la mise au travail. Malgré « l’humanisation » revendiquée, la subordination impose toujours sa loi selon les bonnes vieilles recettes tayloriennes. Pour parvenir à gérer ces contradictions, les directions s’emploient à renouveler en permanence les moyens d’arracher le consentement de leurs salariés.

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La mécanique raciste – Pierre Tévanian

Je reproduis ici 5 extraits que Pierre Tevanian nous transmet, issus de son livre « La mécanique raciste », paru aux éditions La Découverte. Il a publié ces extraits sur l’excellent site Les mots sont importants.

  • 1- En finir avec l’antiracisme d’État
  • 2- Peur de l’inconnu, peur de l’autre, peur de la différence
  • 3- De l’existence des races
  • 4- Limites et mérites de la tolérance
  • 5- Logique de la haine

A l’heure où une grotesque et offensante campagne de SOS Racisme appelle à s’unir « contre la haine » – et pas contre le mépris et la discrimination – au motif spécieux que « Mon pote et moi on est pareils » , tandis que l’appareil d’État poursuit une politique intensive de rafles de roms et de sans-papiers, d’arrestations et d’expulsions de lycéens, de chasses aux voilées, à l’heure où des injures négrophobes et islamophobes sont proférées par une ministre socialiste, à l’heure où la promesse des récépissés contre le contrôle au faciès a été jetée à la poubelle, tandis que le ministère de l’Intérieur conteste l’existence même des contrôles au faciès, et fait appel contre une condamnation judiciaire de contrôles discriminatoires avérés, un retour critique nous a paru nécessaire sur ce que nous appelons l’antiracisme d’État. Nous republions donc une série de réflexions extraites de La mécanique raciste, sur ledit antiracisme d’État et ses principaux fondements.

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