Banksy Petite fille aux ballons Bethleem

Education populaire & culture

Contre la culture comme produit de consommation

L’éducation populaire est souvent confondue avec l’animation socio-culturelle. C’est le résultat de politiques publiques qui ont neutralisé son pouvoir critique, et qui ont obtenu que bien des associations s’auto­censurent pour correspondre à ce qu’on attendait d’elles.

Pourtant, l’éducation populaire n’a rien de commun avec la notion de « loisir », qui, comme l’écrit Jean Foucambert, de l’Association française pour la lecture, n’est jamais que « du temps gagné sur le travail spolié, du temps pour oublier le travail, pour tenter de s’en remettre. Et s’y remettre. » (lire ici)

« L’éducation populaire est une pratique culturelle de résistance, a écrit le pédagogue belge Jean-Pierre Nossent. Ou plus exactement de mise en œuvre d’une culture de la résistance. Résistance à quiconque voudrait réduire les individus et les groupes sociaux à un objet pour le capitalisme qui tente de les enchaîner au service de biens de consommation, tant par leur inclusion dans son système que par l’exclusion de certains. » (lire ici)

La culture est un outil de dignité pour les peuples. Mais par culture, il ne faut pas entendre la production d’ »œuvres » par des « artistes » estampillés, que le bon peuple se doit d’admirer pour être reconnu comme « cultivé ».

Ce qui compte, encore une fois, c’est d’encourager toutes et tous à œuvrer. Il est moins question d’amener les gens à « la culture » que de favoriser l’expression de la leur, ou tout du moins de leur identité.


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