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Sortir du harem de la taille 38

« N’est-il pas étrange que, dans l’Orient médiéval, des despotes comme Haroun al-Rachid recherchaient des esclaves érudites, tandis que dans l’Europe des Lumières, des philosophes tels que Kant rêvaient de femmes incultes ? »
Par Mona Chollet
À propos du livre « Le harem et l’Occident » de Fatema Mernissi, et de la pièce « The good body » d’Eve Ensler.
À lire sur le site Périphéries

Quelques extraits choisis, l’idée étant de vous donner envie de lire l’article en entier…

Extraits choisis

Ces extraits sont nécessairement sortis de leur contexte du fait qu’ils sont extraits de leur texte initial. Je ne peux que conseiller la lecture de cet article.


 

Les Orientales subissent un enfermement spatial, alors que les Occidentales, elles, sont enfermées dans une image à laquelle on les somme de correspondre : ce qu’elle baptise le « harem de la taille 38 ».

« Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler »

Idéal féminin très répandu en Occident : celui d’une femme douve, soumise, qui est un corps accueillant, ce qui est très bien, mais qui -et c’est moins bien- n’est que cela.

« Dans le harem musulman, l’échange intellectuel est, au contraire, indispensable à la jouissance partagée ».

« Se pourrait-il qu’en Orient, la violence imposée aux femmes vienne de ce qu’on leur reconnaît la faculté de penser et donc d’être des égales, et qu’en Occident les choses aient l’air plus cool par ce que le théâtre du pouvoir gère la confusion entre masculinité et intelligence ? »

Ses hanches larges, qui, dans la rue, au Maroc, lui valent des commentaires élogieux, se trouvent soudain [à New-York] « ravalées au rang de difformité ».

« Les Occidentaux n’ont pas besoin de payer une police pour forcer les femmes à obéir, il leur suffit de faire circuler les images pour que les femmes s’esquintent à leur ressembler ».

« Nous les musulmanes jeûnons un mois par an. Les Occidentales jeûnent douze mois par an ».

L’incompréhensible surdité des femmes aux adjurations de leurs compagnons, qui leur répètent qu’ils les trouvent belles comme elles sont.

L’idée d’accroître son potentiel érotique est en fait profondément puritaine.

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