Formations & accompagnement de collectifs

Œuvrons ensemble !

Pratiques collectives et postures
qui favorisent l’émancipation et la transformation sociale

Pour les militant·es et les professionnel·les qui agissent dans les associations, collectifs, syndicats, comités d’entreprises, collectivités territoriales, etc. avec l’objectif de construire collectivement de l’émancipation et de la transformation sociale, et quel que soit votre champ d’action pour faire cela (travail, logement, culture et pratiques culturelles, quartiers, écologie, jeunesse, inégalités, précarité, solidarité, alimentation, travail social, animation, démocratie locale, action socio-éducative, etc.).

1 / Propositions de formations

Par formation, on n’entend pas des cours où je vais être sur une tribune et vous à des tables à prendre des notes. Je vous apporterai des contenus, des concepts, des réflexions. Mais ces contenus, nous les mettrons en permanence en lien avec vos pratiques et avec des situations concrètes. L’objectif n’est pas tant d’apprendre des choses et d’en ressortir plus savant·es, que de réfléchir et d’en ressortir gonflé·es d’énergie et de pistes à fouiller et à mettre en œuvre.

1-1 / Les principes et les pratiques de l'éducation populaire

L’éducation populaire, ce n’est pas l’éducation du peuple. Ce sont des dynamiques collectives que l’on cherche à favoriser pour construire notre émancipation individuelle et collective, et pour développer nos capacités à transformer les rapports sociaux. Ainsi, ce n’est pas tant se former (au sens d’acquérir des connaissances) que se déformer (au sens de se déconditionner). Il s’agit de déconstruire la culture dominante en décodant ses normes qui nous oppriment, d’identifier les conditionnements qui nous empêchent d’envisager des alternatives, et de se donner ensemble et de construire la possibilité d’aller vers une société plus juste, libre, égalitaire, solidaire et autogestionnaire. En savoir plus ici.

Nous pourrons notamment aborder les thématiques suivantes, et faire le lien avec vos pratiques :

  • Qu’est-ce que l’éducation populaire ? Diversité des pratiques que les groupes opprimés ont utilisé pour s’émanciper dans l’histoire, dans le monde, et aujourd’hui.
  • Qu’est-ce qui caractérise l’émancipation ? Qu’est-ce que l’empowerment, le développement du pouvoir d’agir, l’empuissantement ?
  • Percevoir, à partir de l’étude de nos expériences vécues, ce que sont les rapports sociaux
  • Quels liens avec les questions de culture, et celles de solidarité ?
  • Comment favoriser de tels processus collectifs d’éducation populaire ? Comment se positionner, quelle posture avoir, comment agir, quelles démarches proposer ?
  • L’éducation populaire est une démarche : elle s’est forgée et utilise des outils qui peuvent nous aider à atteindre nos différents objectifs. Découverte de différents outils en fonction des objectifs que nous poursuivons.

Par « culture », on entend les valeurs, pratiques et savoirs qui nous permettent de donner du sens à nos existences, qui sont au fondement du sentiment de notre dignité individuelle et collective, et qui nous permettent d’agir et de réagir en conscience et notamment face à l’humiliation et aux oppressions.

1-2 / Les méthodes de l'organizing états-unien

Il s’agit de méthodes très largement pratiquées par les militant·es et les professionnel·les étatsunien·nes dans le cadre de l’action syndicale (pour l’organizing) et associative (pour le community organizing), dans le but de construire des organisations en mesure de se faire entendre des décideurs et d’obtenir des améliorations concrètes. En savoir plus ici. Il ne s’agira pas de les apprendre pour les appliquer méthodiquement en France, mais de comprendre leur logique de manière à décaler notre regard et à interroger nos propres pratiques.

  • Pourquoi et comment ces pratiques se sont-elles développées aux États-Unis au fil du XXè siècle ? Qui était Saul Alinsky et quelles étaient ses convictions ?
  • Quelle est aujourd’hui la richesse et la diversité de l’organizing et du community organizing ? Quelles sont ses victoires, et quelles sont ses dérives ?
  • Comment les organizers mobilisent et développent le nombre de membres ?
  • Comment les organizers structurent l’organisation et accompagnent la montée en responsabilité du maximum de membres ?
  • Comment les organizers réalisent des campagnes revendicatives ? Choisir le bon niveau de revendication, déterminer la bonne cible et le mode d’action le plus efficace possible, négocier avec efficacité.
  • Comment penser le pragmatisme ? Alliances, rapport de force, mobilisation, etc.

2 / Propositions d’accompagnement de collectifs – Artisanat des dynamiques collectives

Les thèmes ci-dessous sont indicatifs : en fonction de votre contexte, de qui sont les participant·es et quels sont leurs enjeux, je vous proposerai un programme toujours tissé sur mesure.

2-1 / Prendre collectivement du recul et de l'élan
Les activités associatives et militantes sont un tourbillon perpétuel. On est le plus souvent le nez dans le guidon, contraint·es par le calendrier et l’actualité, gonflé·es d’adrénaline et/ou écrasé·es de fatigue. Pas facile de prendre du temps pour faire le point. Et pourtant, on le sent bien, questionner régulièrement « pourquoi on fait ce qu’on fait » (après quoi on court) et « comment on s’y prend » (nos stratégies, nos fonctionnements, etc.) est nécessaire pour maintenir le cap, le collectif, le sens, la créativité, l’effectivité de nos pratiques. On le sait mais on a du mal à le faire : il est indispensable (et encore plus avec le développement du distanciel) de savoir prendre du temps de faire des détours de temps en temps pour poser les choses à plat, re-poser des mots sur ce qui est vraiment important, prendre de la hauteur, décaler le regard, requestionner les fausses évidences. Indispensable de faire régulièrement un travail de fond qui va nous faire gagner du temps par la suite, de sortir la tête du tourbillon pour s’exprimer et confronter nos idées, travailler ensemble nos communs et nos contradictions, éviter autant que possible qu’on s’éparpille et qu’on gâche notre énergie, qu’on développe des incompréhensions et des malentendus pouvant mener à des tensions voire à des conflits. On ne connaît que trop ce scénario 1000 fois vécu, et malgré tout on peine à prendre ces temps.
Alors, quand on arrive à se dégager de tels temps, il est indispensable qu’ils soient réussis, c’est-à-dire qu’ils nous donnent réellement la sensation d’avoir avancé, de s’être renforcé·es dans nos stratégies, de s’être retrouvé·es collectivement. Il faut qu’on reparte gonflé·es d’énergie, d’envie, de projets, d’enthousiasme, d’idées, de créativité, de confiance dans le groupe, de pistes à creuser. Il n’y a rien de pire qu’un temps de séminaire qui nous donne l’impression d’avoir perdu notre temps : c’est pour vous aider à cela que je me propose de vous accompagner. Cette proposition est également valable pour repenser avec vous vos AG, journées d’étude et autres rendez-vous habituels, de manière à en tirer le meilleur parti et les rendre les plus utiles possibles pour faire avancer vos enjeux. À noter que ce type d’intervention nécessitera de prendre le temps de bien échanger ensemble en amont, de manière à ce que je comprenne quels sont vos enjeux, les contradictions auxquelles vous faites face, les différentes positions et tendances présentes au sein de votre collectif, etc.
2-2 / Travailler sur vos postures professionnelles ou militantes pour favoriser les dynamiques émancipatrices
Si vous cherchez à favoriser la participation, l’implication, l’émancipation, le pouvoir d’agir, l’empuissantement d’autrui, alors vous cherchez à susciter chez les autres des choses qui ne sauraient se mettre en place par le biais d’injonctions de votre part.
Le paradoxe est le même si vous cherchez à convaincre les autres, à favoriser des processus de conscientisation (au sens du pédagogue Paulo Freire, c’est-à-dire des processus qui amènent à identifier qu’il existe des causes structurelles aux situations individuelles). Informer n’est pas mobiliser. Expliquer n’est pas provoquer des prises de conscience, car savoir ne suffit pas pour se transformer et pour transformer.
Comment agir avec cette intention ? Comment ne pas tomber dans le paternalisme, la manipulation, l’injonction ou encore l’avant-gardisme ? C’est tout le paradoxe de la posture éducative, et c’est ce que réfléchissent les processus d’éducation populaire qui cherchent construire collectivement notre émancipation.
2-3 / Travailler sur vos stratégies et façons d'agir pour atteindre vos objectifs de transformation sociale
Dans les organisations militantes, nous avons l’habitude et le goût des débats de fond. Mais nous avons davantage de difficultés à réfléchir réellement à nos stratégies d’action et à nos façons de les mettre en œuvre. Or c’est également nécessaire.
Je pourrai vous accompagner dans une réflexion sur les différentes stratégies et façons d’agir que vous mettez ou pourriez mettre en œuvre pour atteindre vos objectifs. Cela pourra vous amener à discuter collectivement de :

  • La complémentarité entre différents modes d’action que vous mettez ou pourriez mettre en œuvre (des ciné-débats aux actions symboliques médiatiques, de la participation aux instances de concertation à la réalisation d’actions directes, des expérimentations locales au développement de la syndicalisation, de la bataille des idées aux batailles concrètes et matérielles, de l’établissement de règles internes pour contrer les dominations à une réflexion sur votre démocratie interne, etc.). Et donc des complémentarités entre les membres de votre collectif.
  • La tension entre éthique et efficacité, la question de la (in)cohérence entre valeurs et pratiques : qu’est-ce qu’être efficace quand on recherche l’émancipation et la transformation sociale ? La fin justifie-t-elle les moyens… Jusqu’où ? Comment vous positionnez-vous concernant les armes et les terrains du camp d’en-face ? Y agissez-vous, et maîtrisez-vous les armes qui y leur correspondent ? Stratégies média, marketing, de vente, de manipulation émotionnelle et comportementale, traitement des données personnelles, outils de gestion et de contrôle, rapport de force, alliances, pratique de la négociation, etc. : jusqu’où va votre action, comment vous y prenez-vous, où situez-vous les limites ? Et comment ce positionnement se traduit-il dans vos fonctionnements internes ?
  • La tension entre pureté et ouverture, entre entre-soi et ouverture au plus grand nombre, entre nécessité d’être en confiance et en sécurité, et nécessité tout aussi grande d’être les plus nombreu·ses possibles pour peser dans les rapports de force et pour préfigurer ensemble une autre société.

Autant de questions qui n’ont et n’auront jamais de réponses toutes faites, mais qu’il est nécessaire de travailler régulièrement ensemble.
Pour soutenir ce travail collectif, je vous pourrai vous proposer des grilles de lecture schématiques, des modules théoriques et des exemples concrets pour vous amener à décaler le regard et faire un pas de côté.Je pourrai surtout vous accompagner pour appliquer cette réflexion à vos pratiques, et à en tirer des orientations concrètes.

2-4 / Travailler sur vos dynamiques collectives internes
Parce que la lutte contre les oppressions et le développement des pratiques démocratiques, ça nous concerne directement, et que ça n’a rien d’évident (vraiment rien). Parce que, même avant ça, communiquer n’a rien d’évident non plus, parce qu’à chaque fois qu’on parle on crée la possibilité de ne pas se comprendre, et que c’est encore pire quand on ne parle pas.
Nous n’avons pas appris à détecter et contrer les mécanismes cognitifs qui polluent nos interactions et nos dynamiques collectives. Nous sommes pétri·es des principes de la compétition, nous reproduisons malgré nous les dynamiques inégalitaires que produisent les rapports sociaux structurels, alors que nous croyons en la collaboration et en la démocratie.
Nous peinons à considérer ces questions comme fondamentales : nous pensons que savoir suffit, et que nous sommes entre gens bien et que donc tout ira bien. Mais c’est faux, on en a fait 1000 fois l’expérience. La démocratie ce ne sont pas que des principes, ce sont surtout des pratiques : aussi convaincu·es que l’on soit sur le fond, aussi beaux que soient nos textes d’orientation, dans le réel les choses sont beaucoup plus compliquées que ça. Bien souvent, on ne sait pas faire avec les désaccords et les conflits, alors qu’ils sont l’essence même d’une vie démocratique. Il ne s’agira donc pas de faire du team building, mais de prendre au sérieux nos dynamiques collectives (y compris dans la dimension de la joie que nous avons à être et à agir ensemble). Car celles-ci sont politiques.
2-5 / Utiliser la médiation du chant
Prendre le temps d’apprendre ensemble un chant de lutte, de célébration, d’utopie, c’est partir du sentiment qu’on n’a jamais fait ça et qu’on n’y arrivera jamais, pour en arriver finalement à ressentir la prodigieuse énergie que procure le collectif. Cela vous permettra également de connaître un chant que vous pourrez chanter et transmettre à maintes occasions, dont vous pourrez si vous le souhaitez adapter les paroles, ce qui donnera de l’énergie à votre collectif et à vos rassemblements.
Nous utiliserons ainsi la pratique vocale comme médiation pour ressentir et travailler notre rapport à nous-mêmes et aux autres : parce que chanter fait appel au corps (et que nos corps sont nos outils autant que nos intellects), et parce que chanter ensemble nécessite de nous écouter (ce que bien souvent on ne fait pas vraiment).

Récemment, j’ai par exemple travaillé avec…

Retrouvez ici la liste complète de mes interventions et leurs objets.

  • Les élu·es au Secrétariat national de la Confédération paysanne
  • Les élu·es et les salarié·es du pôle culture du CSE Michelin à Clermont-Ferrand
  • Les salarié·es du Centre social de la 20è Chaise
  • Les agent·es de la Ville d’Andrézieu-Bouthéon (avec le Crefad Loire)
  • Les élu·es du comité régional de la Confédération paysanne de Bretagne
  • Les habitant·es du comité Logement au sein du Centre social Le Paris des Faubourgs (avec le collectif Les Orageuses)
  • Les militant·es du comité local Attac Mont-de-Marsan
  • Les élu·es du comité syndical du Sundep-Solidaires
  • L’institut des sciences sociales du travail (formation de formateur·ices de la CGT)
  • Les élu·es et les salarié·es de l’association Solidarité Paysans

Références

Contact

Pour m’écrire, rédigez votre message ci-dessous comme s’il s’agissait d’un commentaire : je le recevrai avant sa publication, je le lirai et vous répondrai, mais refuserai la publication, de manière à ce que votre message ne sera pas public, mais uniquement lu par moi. J’ai dû retirer le formulaire de contact qui produisait trop de spams…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.